Triopontoise (12km D+450m)

Et dire que je ne devais pas venir … on peut dire que j’aurai loupé une belle soirée. Je dois donc dire merci à Loïc de m’avoir proposé de faire une équipe avec lui, car oui, cette TrioPontoise 2014 fut bonne !! Je vais donc raconter mon histoire et « chantant » la gloire de Marc et de toute son équipe ;-)

Qu’est ce qui fait de cette course une si chouette expérience ?

- Le principe Triplette.

la teamC’est vrai, çà réduit la possibilité de décision de dernière minute. Il faut trouver des gens qui veulent (savent) courir un minimum, ont une frontale (ou de bons yeux), sont disponible (c’est plus facile), ne vous vomissent pas, … Vous pouvez aussi attendre que quelqu’un ne vous contacte, mais ce petit jeu reste risqué :?

De mon coté, pour cause de travaux, j’avais décidé de faire l’impasse sur cette édition … jusqu’à ce que Loïc n’entre en scène et que je n’arrive à m’organiser (surtout grâce à madame) pour venir. C’est donc jeudi que j’ai validé mon inscription.

- La nuit

Il y en a qui ont peur de courir dans le noir, mais il faut avouer que l’ambiance de nuit est particulière. Suivre ce petit halo de lumière juste devant les pieds, voir des yeux briller au loin, voir des lignes de points lumineux qui serpentent jusqu’en haut d’une bosse, voir sa lampe qui rend tout doucement l’âme alors qu’il reste encore un petit bout de chemin à parcourir, …

On court un peu moins vite, il faut être plus attentif, mais ça change, et ça, ça fait du bien ;-)

- le départ en mode rallye
Départ

Toutes les 15 secondes une nouvelle équipe part. Un petit mot au micro, une photo et on part. C’est sûr il faut attendre, mais c’est toujours chouette de quitter le départ dans la gloire et sans la cohue habituelle.

On a à peine quitté le stade qu’on se fait passer par une équipe de motivés (après 18 secondes de course, c’est normal ?) … ensuite lors de la descente sur la piste cyclable qui suit, c’est l’inverse, on doit contourner un gros militaire chauve qui prend toute la place ;-) On remonte ou se fait remonter par équipe. Ça reste donc toujours assez facile d’évoluer

- La météo automnale

A partir de fin septembre, c’est l’automne. Ses journées qui raccourcissent, son vent, sa pluie, ses feuilles qui tombent, … l’état général des sentiers change … et cette année on aura été servi !

Dès le départ, on se rend compte que le sol est … spongieux. Dès la première cote, pas de doute, il fait bien plus humide que les 2 dernières éditions. Une certitude, on va finir sale … surtout ceux qui ont décidé de partir en pneus slick :oops: car si j’ai l’admiration de mes comparses pour ma tenue de route générale, dès qu’on est dans les champs, c’est la cata :roll:

Si la plupart des glissades sont contrôlées avec un simple genou ou main à terre, la dernière m’offrira quand même un atterrissage dans les pierres et un genou entaillé en cadeau :cry:

- Le parcours

J’ai cru comprendre sur le reportage de televesdre que la Triopontoise était souvent associée à un jogging :shock: braves mortels, oubliez cette affirmation ! La trioPontoise est faite par des trailers pour des trailers. Il y a de tout : dénivelé, technique, relance, à travers tout, sapinière, champs, ruisseau, …

Une première montée assez longue vers les sommets de bergeval. Suivie directement par une descente assez raide à travers tout et une nouvelle remontée. On est tout de suite dans le vif du sujet !
Une relance sur chemins agricoles plutôt humide. [mode gamin activé] On est parti pour une grosse heure, on aura de toute façon les pieds mouillés … je profite donc pour sauter plusieurs fois au milieu des flaques d’eau.

On traversera encore un champ (relativement praticable), un tronçon dans les bois (qui verra ma première glissade (et la seule hors champs) et ma première main au sol), la traversée d’une sapinière, de nouveau un peu de hors piste où il faut se faufiler dans le chemin débroussaillé (… ou non ;-) ) pour l’occasion. Le temps passe vite et on arrive déjà au ravitaillement de mi course.

C’est après que çà devient sportif ;-) Nouveau chemin agricole remplis de boue et de flaques d’eau durant lequel je saute d’une flaque à l’autre pour essayer de mouiller mes équipiers … ca ne marche pas assez à mon gout alors décide de shooter dans l’eau … là, ça marche un peu trop :oops:

Premier champs peu praticable… et une main à terre, suivie 10m plus loin d’un genou … je peine à en sortir, car après, à la sortie du champ, c’est 20 cm de boue, je n’ai pas choisit la trajectoire idéale (c’est le moins qu’on puisse dire) :roll: et suis embourbé jusqu’à mi tibia quelque mètres derrière l’équipe. Après cette centaine de mètres de galère, je rejoins le groupe ;-)

Le rythme s’accélère, moi ça me va, mais honnêtement je me dis que l’on est en train de « tuer » la pauvre Maga … mais elle semble être l’investigatrice de ce rythme qui nous fait remonter pas mal de monde. Une longue descente roulante dans laquelle Loïc se sent pousser des ailes et accélère, après qq temps, je me décide d’aller le rejoindre (tant pis pour Magali). Ca glisse, mais ca passe (heureusement).

- Les surprises

Marc nous a bien dit de faire attention, qu’il faisait boueux, qu’il y avait des parties techniques, un (2) ruisseaux, … mais il y avait aussi un piège … dans lequel je suis « tombé » comme une grosse merde :-(

En 2011, il y avait un ruisseau plus profond qu’estimé qui m’avait un peu secoué. Cette année, j’ai fort à parier que tout était programmé :mrgreen:

Alors que j’ai repris les devants de notre petit groupe sur un mono trace dans les bois, il y a un sapin couché au milieu du chemin … et comme tout athlète qui se respecte, je fais 2 pas d’accélération, saute au dessus du sapin …. puis retombe … dans une marre de boue sous le flash d’un photographe planqué … mais ça va, je resterais digne et debout 8-)

Après ce piège, il faut remonter un talus. A 4 pattes, mes chaussures glissent et je m’accroche à ce que je peux … j’adore ce genre de passages ;-)

- Le parcours suite

aieOn est sur un single track au milieu des sapins, sur le flanc de la colline … et on a presque réussit à achever Magali. Une dernière longue montée, puis il n’y a plus qu’à dérouler à travers champs vers le terrain de foot … seulement, entre, il y a un petit ruisseau, un talus qui me verra choir et taper le genou dans les pierres. Un nouveau ruisseau pour mouiller le genou douloureux puis c’est presque l’arrivée.

- L’ambiance

Bin l’ambiance, elle est … franchement bonne ;-)

De la Chouffe et de la Celeste au bar, les gens qui ne se prennent pas la tête et sont là pour s’amuser (Je ne suis pas resté jusqu’aux petites heures, mais il parait que l’ambiance était franchement bonne ;-) ).

Que du positif !!
a la fin