Trail de la Nuit de Mai (36km 1300m D+)

Souvenir souvenir

C’était le 30 Avril 2010, fraichement promu joggeur, je me rendais à Stavelot pour faire 2 tours de la ville. Je me rappelle encore mon admiration pour ces athlètes, ces champions, ces surhommes (ou femmes) qui allaient affronter le trail. Avec des équipements de professionnel : sac , bas de contention, bâtons, frontales, tout y était. Franchement je les admirais et ne me voyais pas à leur place … mais depuis, de l’eau a coulé sous les ponts … et je suis devenus un de ces fous faisant des course paraissant insensées pour les autres … et pire encore :roll:

Départ

Lors des préparatifs, je me demande si un ravitaillement est prévu. Info importante, car je n’ai pas tellement envie de me farcir ma poche d’eau. Je décide de ne pas prendre de risque (36km avec une gourde ça fait léger) et choisi l’option camelbag … jusqu’à ce que, mardi soir, j’aperçoive qqun entrain de mettre du balisage juste devant notre maison en construction … bon, finalement, je vais plutôt me la jouer une deuxième gourde planquée sur le chantier … en espérant être assez proche de la mi course ;-)
Après le débriefing je me rends sur la ligne de départ, je ne suis pas en grande forme et dors presque debout. J’en oublie même de démarrer le gps de ma montre … il lui faudra un peu plus de 2km pour pouvoir me suivre à la trace.

Coucher de soleil

Trail de la Nuit de Mai 2014411_4612892804058789532_nLe départ est donc lancé. Surtout ne pas m’emballer, je ne dois pas oublier que j’ai la Bouillonnante dans 2 jours :oops: Un tour de ville puis ca commence à monter. Un petit doute m’envahit, j’ai l’impression d’être le seul dossard rouge (36km) dans le coin, jusqu’à ce que je voie une dame avec un dossard rouge en train de se poser les mêmes questions que moi… on va faire toute la course ensemble.

La montée nous mène près de Ster puis longue descente assez roulante. La première séparation 18/36 se fait à ce moment là. Après une petite boucle, le temps d’une belle descente vers Coo, on rejoint les dossards bleus (18km). Il commence tout doucement à faire sombre, mais comme ca monte pas mal, la frontale attendra encore un peu avant d’être allumée.

E.T. passe devant maison

Comme je m’amuse à le répéter à Brigitte, on ne va plus avoir de répit avant qq temps. Ravitaillement bien complet : ça valait la peine de s’inquiéter :roll: puis nouvelle séparation 18/36.
Nous descendons un chemin hyper raide et technique (faut vraiment pas prendre de risques inutiles) pour remonter directement au ravitaillement : cette petite boucle juste pour nous offrir du D+ ou quoi ? En tout cas, la descente était chouette. On redescend directement vers l’Amblève (on n’est pas si mal car toujours entouré de 18km). Ca fait bizarre de faire une course sur des chemins d’entrainement ! On traverse l’Amblève par une passerelle qui maintenant qu’elle est localisée pourra m’éviter de me mouiller jusqu’aux hanches quand je passe par là en entrainement (bien que :oops: ).

Ensuite la grosse montée vers Aisomont. En haut, on doit se remettre en mouvement, car avec la nuit qui est bien tombée et le rythme calme des derniers km, on commence à avoir un peu froid. La descente vers Stavelot se fait sur des chemins que je connais aux cailloux près … s’il n’y avait pas eu du débardage récemment.

On a passé le 20ème et les jambes commencent à être un peu plus raides, mais globalement les sensations sont toujours bonnes. La présence de Brigitte m’évite tout déraillement que je payerai cher Samedi.

Fin de ballade

A Stavelot, un nouveau ravito puis on repart vers Wavreumont pour une boucle dédiée au 36. Pour cela un chemin que je voyais presque tous les jours en me disant qu’il faudrait un jour aller l’essayer … il menait en haut du Stockeu avec un peu de hors piste, j’ai adoré et repasserait par là ;-)
Une fois en haut, ca continue à monter, mais c’est plus roulant. On tourne à gauche puis à droite puis à droite puis encore à gauche, il fait noir, suis à qq km de la maison, mais n’ai aucune idée d’où on est. Le parcours reste varié et fort agréable!

Traversée de Wavreumont où l’on dépasse un mec en souffrance…puis on loupe un balisage. C’est arrivé au carrefour sans flèche qu’on commence à se poser des questions. On descend encore 500m. Toujours pas de balisage. Tant pis, on va remonter jusqu’au carrefour et rentrer par la route.
Arrivé à Challes, on revient enfin sur le parcours (après 2km de route) pour terminer tranquillement les 38km de notre ballade en 4h33. Des « Bravo !  » « vous êtes la première femme » nous accueille (j’ai un doute sur le fait que je soit la première femme … à moins que ce ne soit pour Brigitte :? ).
Arrivée
Une fois dans le chapiteau, mon chrono sera arrêté quand ma compagne d’une course aura compris qu’elle doit donner son numéro de dossard (mince encore une minute de perdue ;-) ). Du coca, des gâteaux, une petite photo de Gédéon (album complet de Gédéon) pour récupérer un peu.

Bilan : La course est dure et vraiment belle. A faire ! En plus, je pense avoir réussi à rester calme … mais ca, on verra dans 2 jours car j’ai quand même un petit peu mal aux jambes :oops: