La Pontoise … en trio 2014

DSC08238Depuis ma ballade de Olne-Spa-Olne, 2 semaines et 2 sorties footing se sont passées. Le moral n’est pas réellement à la motivation mais bon, j’ai pris des engagements et je suis du style à les respecter. J’arrive à Pont une grosse demi-heure avant le départ histoire d’avoir largement le temps de retirer les dossards et de retrouver mes compagnons. Je vous passe l’épisode « on essaye de se retrouver ». Mais durant tout ce temps, je croise Michel (organisateur et traceur de la course) qui me fait un petit topo sur ce qui nous attend « gardes-en sous le pied, la 2eme partie est assez costaude ».

Comme pour la trio Pontoise les départs se font toutes les 15 secondes. J’apprécie vraiment ces départs en mode rallye. Faisant partie de la première vague de départ, on sait déjà qu’on se ferra pas mal dépasser :roll:

A oui, j’oubliais, on a droit à un invité « surprise ». Et oui, il neige. Il y a (au choix suivant les passages)
- entre 0 et 5 cm de neige
- entre 1 et 10 cm de boue
- entre 0 et 5 cm d’eau
C’est donc dans des conditions plutôt glissantes que se déroulera notre promenade. (Bon, soyons honnête, c’est un peu ce qu’on cherche en s’inscrivant à des trails nocturnes de décembre/janvier ;-) )

Après la traversée de la zone « verte » du départ, on monte directement un chemin asphalté pour redescendre directement un talus de boue hyper glissant (500m et déjà un panneau SLOW !). A ce moment, je suis content d’avoir remplacé les bonne vieilles trail que j’avais au pied à Trois-Ponts :roll:

Place à la première cote qui commence calmement sur sentier roulant et se termine dans les champs hyper boueux (moment choisi pour diffuser ma science : dans ces conditions, trottine avec des petits pas, tu te fatigueras moins qu’en marchant … et ca marche 8-) ).

Une fois en haut, on redescend, du moins je pense, car un mois après la course (moment où j’écris enfin le CR), je ne me rappelle plus trop bien les détails … surtout de la première partie plus roulante et accessible. Ah si, c’était une chouette descente dans les bois avec des racines et tout … et avec le dépassement d’un Marcassou en mode j’écrase tout ;-)

Nouvelle traversée de champs, et comme d’habitude, la boue y est épaisse. On en profite pour remonter plusieurs équipes en mode patinage.

A la sortie de ce bourbier, c’est la séparation entre les 2 distances et les choses sérieuses vont pouvoir continuer ;-) Loïc met tout de suite la pression pour ne pas s’arrêter « un verre puis on part » (il ne risque pas de dire cà à la buvette :mrgreen: ) … il est sévère le capitaine :! J’en profite quand même pour faire une petite pause pipi : « je vous rattrape ».

Changement de physionomie de course. 500m après le ravito, ca monte sur un single track un peu plus technique (surtout à cause de la neige). C’est la deuxième cote. Il parait qu’elle est longue.

Alors qu’on débarque au pied d’un palier-mur, je vois Loïc monter en courant (ok, il est motivé aujourd’hui) et alors qu’on se fait dépasser par une autre triplette, je vois Loïc arrêté 100m plus haut. « Ah, c’est court » et me mets donc à courir jusqu’en haut pour … attendre Maga.

Deuxième palier-mur de l’ascension, alors que je suis remotivé par ces 2-3 enjambées plus rapide, j’ai envie d’avancer -> une main dans le dos de Maga et on court (en re-dépassant la triplette qui venait de passer devant nous). Cet instant est un tournant de notre challenge. Le début des tortures Magaliesque :oops: . Voyant que la technique fonctionne et que Maga ne proteste pas trop, Loïc prendra un dernier relais jusqu’au sommet.

En haut, on arrête notre pression physique ……. pour la remplacer par une pression morale. « Il ne faut pas lâcher » « Relance jusque la suivante » « 2km de descente » … La triplette « Sports et Nature » nous re-dépasse quand même.

Nous voilà arrivé au pied de la dernière difficulté. C’est raide et très glissant. Loïc est en pleine démonstration et pousse Magali comme si de rien n’était et laisse sur place la triplette « Sports et Nature » (celle qui nous a déjà dépassé 2 fois. Ils termineront une minute après nous … en sachant qu’ils courent plus vite que nous, c’est dire la bonne montée qu’on va réaliser !). Alors que je prends mon relai, je me rends vraiment compte de sa perf car mes jambes deviennent tout de suite raides tellement ca monte et c’est glissant. Une centaine de mètres et puis je craque. Je me fais même un peu distancer. Je ferrai l’ascension en mode yoyo : relai – craquage – accélération pour rattraper le duo et prendre mon relai.

Je suis dans le dur, mais ai quand même un pointe de compassion pour la pauvre Maga, qui bien qu’aidée, se voit forcer à passer la côte en surrégime. Je pense même un moment qu’on va la perdre tellement son souffle est difficile et propose de la laisser un peu souffler en haut. Après 50m on est déjà en train de « lui mettre un pied au cul » pour qu’elle avance (honte à nous :oops: )

Longue descente assez roulante dans les bois. Le plus dur est fait, maintenant on déroule jusque l’arrivée. Plus besoin de garder les pieds au sec car on est bientôt arrivé ! On encourage Maga autant qu’on peut. « L’obligeant » à relancer à chaque bosse ou semblant de plat !
« Plus que 2 km » « Allez courage, ca descend tout le temps »…

Tiens, on n’avait pas vu venir ce passage :shock: . Talus en hors piste dans la neige et la boue (hyper casse gueule) suivi d’une descente en dessous du pont de l’autoroute. C’est encore plus casse gueule et on prend notre temps car ca ne sert à rien de prendre des risques inutiles.

Une fois en bas, il ne reste plus qu’à dérouler jusque l’arche d’arrivée … mais de nouveau, pas moyen de laisser la demoiselle tranquille :oops: . C’est en la poussant à plus de 13km/h (ca n’a l’air de rien, mais pour moi, c’est rapide :? ) qu’on ferra ce dernier km.

Et bien, on aura encore passé un bon moment.

Félicitations à Michel et toute son équipe pour cette super première !!!