Grande Randonnée Celeste

INTRODUCTION

Par où commencer ?

Cette question se pose pour tous les CRs, mais ici, comment résumer un peu plus de 29H de course sans assommer les éventuels courageux lecteurs ?
Pleins d’idées et d’informations dans tous les sens. On mélange tout puis on essaye de remettre de l’ordre, d’ajouter des touches personnelles, … Voilà comment on arrive à un truc indigeste de 10 pages :?
Vous voulez suivre ? Allez un petit mode d’emploi
J’ai décidé d’utiliser une notation de mon Moral, de mes Sensations et de ma Force physique du moment pour essayer de retranscrire cette montagne russe de condition (tantôt euphorique, tantôt HS). Vous verrez les notes M, S et F.
Ensuite, mes pensées et réflexions en mauve (Anderlecht champion)
Rouge, Rose, Vert (suivant l’interlocuteur … et pour le coté colorié du CR), les remarques d’autrui.
En orange, mes paroles.

Plus de 4 semaines pour écrire ce CR, vous aurez donc ce que je pense me rappeler avoir vécu :roll: … avec mes absences, trous noir et autres inversions temporelles

Rien qu’à relire mon intro, je ne sais déjà plus de quoi je parle … çà promet pour la suite :roll: et vous souhaites donc bien beaucoup de courage ;-)

CHAPITRE 1 : LA PRÉPARATION

Vendredi 6 Juin durant la soirée

Entre qq messages sur facebook et autre vérifications horrifié de la météo, je me décide de préparer mes affaires pour le week-end. C’est la que je me rends compte que je suis à court de poudre blanche pour courir. Pas grave, j’irai vite en acheter samedi matin. Les montres et ma frontales sont chargées. Il ne reste plus que la deuxième batterie pour le GSM. Changement de batterie et mise en charge, je viendrai reprendre mon GSM au réveil. Tout va bien, je suis presque prêt pour Samedi. Assez zen pour aller faire dodo.

Samedi 7 Juin, matin.
Le départ
Debout à 7h … c’est cool les enfants :-s Une petite douche, le ptit dej, et je peux aller tranquillement à la pharmacie … STRESS lors de redémarrage du GSM, j’ai droit à un beau message d’erreur me signalant un pb de stockage USB … et donc mon GPS . Punaise, il me reste 3h pour tout réinstaller… surtout que je n’ai pas de sauvegarde de mon téléphone. Début de panique. Après une heure de chipote et l’installation d’une mise à jour du téléphone, tout est revenu ok. C’est le bordel dans mon G, mais j’ai mon répertoire et mes cartes. Le reste, je regarderai plus tard.
Après cette frayeur, un plat de pates, le reste d’un gatosport et une tartine, et on peut partir en famille vers Diekirch.

CHAPITRE 2 : LA PREMIÈRE JOURNÉE ou LE COUP DE CHALEUR

30° au thermomètre et plein soleil. La météo tant redoutée est bien présente … il va falloir être fort !

M:10 / S:8 / F:10 ; Après 3 kilomètres le long de la Sûre, première cote. Elle est assez longue. On discute foot. Elle passe toute seule… j’ai juste les yeux qui brulent à cause de la transpiration. « Déjà ? Et bien, ca va être long ! » .
M:10 / S:9 / F:8 ; Le trajet jusque Vianden, se fait vite, même trop vite. Mais à notre (oui, j’évolue dans un groupetto d’une petite dizaine de coureurs) décharge, le début, à part la chaleur, est relativement facile.
Vianden M:7 / S:4 / F:8 ; Je profite du château pour prendre un petit gel. Ensuite le groupe part à l’attaque du Mont St Nicolas. Et partir de ce moment, on va bouffer du dénivelé. Lors de la deuxième bosse, j’ai le souffle court, des difficultés à respirer et la mauvaise sensation de faire un max d’acide lactique. Un peu plus de 20 km et je commence déjà à m’inquiéter pour les crampes :-(
M:5 / S:4 / F:5 ; Arrivée au premier ravito. Il y a de l’eau, des cuperdons et du salé. Les cacahuètes ne passent pas bien, je m’oriente donc plutôt sur les TUCs. Je pense attendre mon groupe, mais il prend bcp de temps. Je repars donc seul … pas trop longtemps car je rejoins vite 2 autres coureurs avant que le groupe ne soit de 5 personnes.
M:7 / S:6 / F:7 ; On est au sommet d’un plateau. Au milieu des champs. En plein soleil (couchant). On est bien, il faut vraiment profiter de ces chouettes passages.
M:5 / S:8 / F:8 : Arrive une longue descente sur asphalte. Alors que mes compagnons se sont arrêtés pour remplir leur gourde dans une ferme, je décide de partir seul. La mission, ne pas s’emballer et garder un rythme où j’avance assez, mais pas trop pour ne pas me niquer les adducteurs. Je loupe un sentier et continue ma descente folle. Heureusement je suis rappelé à l’ordre avant d’être trop bas. J’ai quand même une grosse centaine de mètre à refaire
M :8 / S:7 / F:7 ; On est dans les bois. Sur des singles track. Je continue à suivre les 2 gars avec des GPS de rando (au moins je n’ai pas à me soucier de rester sur la trace). Je les suis assez facilement. La piste est agréable … mais il commence à faire sombre … même très sombre qq centaines de mètres plus loin. On continue à avancer dans l’obscurité à la force de l’imagination (je m’étais mis en tête d’enfiler ma frontale à Dasbourg). Alors qu’on se fraye un chemin dans une descente relativement technique, tout le monde s’arrête. Oui, je pense qu’il est vraiment temps d’enfiler la frontale car ce serait quand même bête de se casser la figure juste parce que je me suis dis que je n’aurai pas besoin du spot avant Dasbourg :roll: Le reste de la descente se fait, bizarrement, beaucoup plus « clairement ».
M:6 / S :5 / F :5 ; Voilà qu’on débarque sur la route. D’après ma montre, on devrait être à Dasbourg, mais il parait qu’il reste 3 km de route. Dans le village suivant, je me décide d’appeler madame et me laisser un peu distancer par le « groupe » :
- Il fait chaud, je vais essayer d’avancer la nuit.
- Au besoin, Je me reposerai quand ce sera de nouveau la canicule

CHAPITRE 3 : HOU HOU FONT LES CHOUETTES

M:8 / S :7 / F:8 : Je passe devant le parking où j’avais laissé ma voiture il y a 2 mois : A partir de maintenant, je « connais ». La nuit vient de commencer, j’ai bien visé 8-)
Je rattrape les autres coureurs, passe devant à l’entrée d’un sentier et ne les reverrai plus (pourtant, ils m’avaient l’air bien plus en forme que moi). C’est donc, une fois la nuit noire dans les bois que je me retrouve seul … et cela, presque jusqu’au bout de mon périple !
Si je me rappelle bien, une grosse montée, une descente, une nouvelle montée puis c’est roulant
La première bosse (sur route) est bien raide. Je la passe assez facilement. On redescend directement sur un sentier assez technique (exactement comme je me le rappelais … waw, je suis fort). Même si la fatigue musculaire commence à venir, je n’avance pas trop mal. Continuant même à trottiner sur les faux plat.
M :9 / S :6 / F :6 ; Après une petite heure dans les bois, je commence, enfin, à redescendre en température. Il faut dire que le port du casque au moment où le thermomètre ralenti le rafraichissement de la machine. Je suis seul dans les bois. Au loin, des yeux brillent. Un renard s’enfuit devant mon enjambée. Les cris de 2 hiboux qui se disputent alors que je suis sur un long sentier avec les bois d’un coté et un champ de l’autre … ca fait bizarre, mais j’adore. Super le sentiment.
M :7 / S :6 / F :5 ; Même si j’ai dépassé un gars en pleine perdition (maximum 3 secondes de « contact » humain avant de le perdre dans l’obscurité), je suis de moins en moins vaillant. Allez ! Je commence à fatiguer et veux arriver à Ouren. Je dépasse un autre coureur (Je vais jusqu’au ravito, ensuite je ne pense pas que je vais repartir) et on fait 500m ensemble avant qu’il ne me dise d’y aller car j’ai l’air d’aller bien mieux que lui.
M :3 / S :5 / F :4 ; J’accélère qq avec l’intention d’arriver assez vite à Ouren. Alors que je suis un single track assez plaisant, je me retrouve face à une passerelle et plus de marquage. Retour en arrière. Je me fais rattraper par 2 coureurs. Le chemin doit être bon. Je tente de lancer mon GPS qui ne me trouve pas. Vite, mes souvenirs. Je pense quand même que je l’ai traversé cette passerelle. Je vais donc voir un peu plus loin. Oui, une balise. Même si cet arrêt et ces recherches m’ont un peu affecté le moral, je peux continuer mon avancée.
M :5 / S :6 / F :4 ; après un passage à bord de ravin, je rejoins enfin la route qui longe l’Our vers les 3 frontières… mais punaise, elle est longue cette ligne droite. Passage dans les champs. Je commence à voir les lumières du ravitaillement, j’y suis presque, courage

CHAPITRE 4 : AU BOUT DE LA NUIT

Ravito ; Il fait nuit noire. J’éteins ma lampe et commence tout doucement à m’installer. Un gentil bénévole m’aide à remplir ma poche. Je vais voir mon ravitaillement personnel. Il y manque la bouteille de coca. Doublement dommage, car il n’y a pas encore de coca ici :-( Ce genre de petit détail peut pourrir une course. Je décide donc de ne pas y prêter trop d’attention. « On va s’adapter ». Un peu de NOK entre les jambes, une couche supplémentaire et il est temps de partir … du bon côté, c’est mieux :roll:
M:7 / S:6 / F:6 ; En route vers Ouren « je m’en fous, je ne vais pas me perdre, je connais 8-)  »
La nuit est calme, je traverse le village assez confiant, et me rend compte qu’il y a du balisage. Je pense que c’est une bonne idée, car dans la nuit noire, je pense qu’il y en a qui serait toujours en train de tourner autour du cimetière ;-) A la sortie du village, une bande de jeunes a décidé de terminer la soirée au milieu du chemin en nous encourageant … au moins autant que le degré d’alcool dans leur sang leur permet … mais c’est marrant et leur bonne humeur est contagieuse.
M:8 / S:7 / F:7 ; La longue montée qui suis, je la connais pour l’avoir aussi faite 2 fois lors de ma reconnaissance. « Après c’est roulant » … mon postérieur … je vais encore pas mal marcher. Puis bin, j’essaye d’avancer quand le dénivelé est plus avec moi. Mon but : arriver au prochain ravito avant le lever du jour :!
M:8 / S:8 / F:7 ; Longue descente, petit ruisseau puis … Oh, je le reconnais ce chemin, il faut que je me prépare à lutter dans la boue :? Alors que je suis en plein excercise d’équilibriste aux jambes lourdes, je dépasse un jeune homme en difficulté intestinale. Il me dit de continuer -> je continue ;-)
M:8 / S:8 / F:7 ; Je ne suis pas trop mal. Cours encore assez. Je sais que je vais bientôt arriver à Burg Reuland. Avant, il y a une longue (très longue) montée. Je la fait tranquillement … mais, tant elle me fait mal au jambes, elle a le chic de me rappeler à la réalité :-(
M:5 / S:3 / F:3 ; Suivie d’une descente raide (fort raide). Mes jambes sont également raides. La descente s’annonce donc difficile. Doucement, un pas devant l’autre … j’en arrive à me demander si je n’allais pas plus vite quand ça montait :-(
M:7 / S:3 / F:3 ; Arrive le moment fort de cette descente, alors que j’évolue au ralenti, j’arrive à glisser d’un pied. Aucune force et habilité pour rattraper le pied, alors je m’effondre sur le dos comme une grosse me..e. Petit rire intérieure en imaginant la vue de ma lampe éclairant subitement le ciel :roll: Pas de dommage(manquerait plus que çà), je me relève et continue ma route.
M:6 / S:4 / F:3 ; Burg Reuland est raide, mais la vue du château, même de nuit occupe l’esprit. Je suis hors du village, dans un quartier plutôt riche (si on en juge à la taille des villas qui se succèdent). Au café, 2 autres coureurs sont assis
– Ils sont toujours ouvert ?
– Oui, on attends notre frites
L’idée de s’assoir sur les chaises était plutôt bonne, mais je m’étais fixé une pause « ravito personnel entre 2 vrai ravitos car ils sont quand même loin l’un de l’autre » sur le banc 500m plus loin.
M:6 / S:4 / F:4 ; 2km plus loin, j’arrive enfin sur le banc pour une pause de 5 minutes bien méritée. J’en profite pour me passer de la pommade où ça commence à bruler, vider mes pompes, manger et boire un coup.
M:7 / S:6 / F:6 ; Une lampe arrive au loin, je me mets donc en mouvement tranquillement histoire de me faire rattraper et faire un bout de chemin accompagné.
Le Namurois arrive. Il marche plus vite que moi. J’essaye de m’accrocher en faisant de temps en temps qq pas au trot. Au bout de qq km, on arrive sur un chemin que je reconnais
– Je me rappelle être passé par ici lors de ma reconnaissance, j’étais pas bien vaillant, ce chemin est long
Je me laisse décrocher et passe la bosse du chemin tranquillement.
M:5 / S:5 / F:5 ; A la sortie du chemin, on arrive sur une petite route qui dans mes souvenir mène vers une route nationale. Je décide de courir jusque celle-ci … seulement le « trajet » est beaucoup plus long que prévu. Je m’accroche et me vois même tout doucement revenir sur le namurois.
M:5 / S:3 / F:2 ; Une fois arrivé à la nationale, je suis 50m derrière le namurois, mais ai laissé beaucoup trop d’énergie dans ces 2-3km de trot. Je suis HS.
Il reste 3km avant le ravitaillement. Je commence à être pas bien ! A cause de la chaleur, je n’ai pas réellement mangé (les cacahuete, pains et biscuits ne passaient pas). Je sens la force m’abandonner.
M:0 / S:0 / F:0 ; Le dernier km avant le ravito est dur. Le jour se lève, je n’ai plus de force et vais bientôt devoir affronter une deuxième fois la chaleur.

CHAPITRE 5 : LE SOLEIL 2 : LE RETOUR

Hénumont
La tête basse j’arrive au ravitaillement. Je tombe sur le banc. 2 bonnes nouvelles : il y a du coca et de la soupe… par contre mon ravitaillement personnel est aux abonnés absent ! J’engloutis 2 gobelets de soupe et 2 cocas. Quelque chose dans l’estomac + du sucre, je commence tout doucement à revivre.
Alors que je discute avec tout les coureurs (il y a du monde), un des organisateur signale que c’est l’heure de départ … tout le monde se lève sauf moi … c’est à ce moment que je me rends compte que je suis le seul à continuer … bon, dans ce cas, il est temps de me lever et y aller … surtout si je veux atteindre Vielsalm avant la canicule !
M:5 / S:5 / F:3 ; A la sortie de Braulauf, je vois 2 joggeurs arriver d’en face et prendre un chemin à côté du mien. Ils ont bon, ils ont l’air frais, j’adore aussi ces sorties du dimanche matins, au lever du jour quand la journée va être chaude. 500m plus loin ils me dépassent et me reprochent de ne pas les avoir arrêté quand ils se sont trompé de chemin … Elle est forte celle-là. : Ils viennent d’en face, ne l’ai ai pas croisé lors de mes 20 minutes de pause et je devrai deviner que ces touristes font la même ballade que moi … faut pas pousser hein ;-)
M:6 / S:5 / F:4 ; Allez, on les oublie, et je reprends tranquillement ma route vers Commanster. J’enlève ma couche supplémentaire avant d’avoir vraiment trop chaud. Faut dire que j’aurais largement le temps d’avoir chaud aujourd’hui :roll:
M:4 / S:4 / F:4 ; La G.O. des 4 cimes de Herve avec qui j’ai fait 2 km hier début de soirée m’a dit que entre Commanster et Vielsalm, c’était 4km de descente. « Y a un peu de pierres, mais c’est super roulant » . .. A oui, ca, c’est quand on est frais hein ! Je vais donc me trainer pendant ces 4 km hyper facile :!
M:5 / S:5 / F:4 ; Arrivé sur la haut de Vielsalm, c’est sur la route qu’on descend presque 200m de D-. Petit cadeaux pour mes adducteurs qui me laissaient encore assez tranquille :roll: Je gère donc cette descente de jambes de maitre (au mileu de la route), passe devant l’hôpital (non pas maintenant). La traversée de Vielsalm se fait dans le calme, je trottine et la chaleur commence à se faire ressentir. Une fois le SPAR derrière moi, je sais que je vais devoir remonter vers Mont le Soie. Dès que le chemin commence à s’élever, je marche. Tranquillement.
M:4 / S:3 / F:3 ; Sur le haut du premier pallier, le soleil commence a bien me taper sur la tête. Je fais une petite pause pour vider mes pompes … bon, c’est plus une excuse pour reprendre mon souffle appuyer contre un arbre. Un suiveur supporter m’annonce que je suis au km 99 « chouette, je suis bientôt cent bornard 8-)  »
M:6 / S:5 / F:5 ; Les 2 km suivant se font sur un chemin forestier bien roulant en faux plat légèrement ascendant. J’essaye d’alterner marche et course à pied. Au loin je vois un coureur en difficulté. Objectif : aller le rechercher. Il n’avance plus et le rattrape assez vite. Quelques mots d’encouragement pour lui dire que le ravitaillement suivant ne doit plus être très loin et je reprends ma course (à mon petit rythme).
M:3 / S:3 / F:3 ; Alors qu’une voiture est venu chercher le monsieur en perdition, le pilote me demande si je veux embarquer « je veux bien, mais c’est de la triche non ? ;-)  »
«  Il reste 500m puis ravito  » … GRRR … 600m d’ascension plus tard, ce cher monsieur a dû avoir les oreilles qui ont sifflé. Je n’en peux plus et ne vois pas ce satané ravitaillement !!!
M:2 / S:1 / F:1 ; Mont le Soie. Il parait que le ravitaillement est là … alors je rentre dans le domaine. Les gens me regardent bizarrement. Après un tour du proprio, je décide de repartir … pour voir le ravitaillement 400m plus loin …
M:8 / S:1 / F:1 ; Une ovation pour m’accueillir. Ça c’est classe. Il ne fallait pas, mais ça fait plaisir … surtout au vu de mon état qui a tendance à être de plus en plus critique à mes arrivées aux différents ravitaillements. Je m’effondre donc sur un banc (le gentil bénévole me propose de me relever quand je déciderai de partir) et commande 2 potages, 2 cocas et un sceau de chips.
Assis, à manger, à boire, à récupérer … et tout cela au soleil, je suis bien. J’en profite pour sortir toute les vannes que j’ai préparé les dernières heures :roll:
« T’as le moral » « j’en ai vu d’autres qui n’en menait pas aussi large » … mais ce n’est qu’une façade. Après 15’ de pause, il est temps de demander à ce cher monsieur de me relever, direction madame et les petits monstres qui seront posté 6km plus loin.

CHAPITRE 6 : JE SUIS CHEZ MOI

Enzo
M:6 / S:2 / F:3 ; En quittant la tonnelle (sous les applaudissements 8-) ), je téléphone à madame pour lui dire qu’elle peut démarrer … pas de réseau … ah bien, ça c’est ballot :-( Bon, j’espère qu’on capte un peu mieux en haut du talus … Bingo, j’ai une sonnerie « j’arrive, prends ton temps je n’avance plus très vite »
M:6 / S:5 / F:4 ; Après quelques centaines de mètre, je commence à retrottiner direction Logbiermé pour faire le tronçon que je connais par cœur. Mais lors de la traversée du village, les nuages se font menacant, le vent se lève, je commence à ressentir quelques gouttes «  Ah non pas cà ! La pluie, quand vous voulez, mais pas quand je dois voir la famille ;-(  »

M:8 / S:8 / F:8 ; La pression d’arriver avant l’orage, de sortie regonflé du ravitaillement … et le fait d’être sur mon terrain d’entrainement font que je commence à accélérer. Inquiet en voyant le ciel et le vent, je suis quand même survolté. La portion est relativement technique, mais j’évolue quand même à 10km/h ! Une machine :!
M:8 / S:6 / F:6 ; L’orage n’aura été qu’une menace, j’arrive au point de rendez vous et me fait rejoindre puis sauté dans les bras par mon bonhomme. Suivi de sa petite sœur. « Tu nous manque ! « . J’ai droit à la remise des cadeaux de fête de père. Ensuite, je prends mon ravitaillement personnel calmement (au moins celui là est là !). Change de tee shirt, me lave un coup le visage avec la bouteille d’eau du robinet présente dans le carton sous l’air amusé des 2 monstres. Un gros bisou à papa « bah » … bin oui, la transpiration ce n’est pas bon ;-)
Le temps de rappeler un coureur qui se trompait de chemin, d’embarquer les bâtons (qui me seront oh combien utiles) faire 300 « coucou » « à tantôt » à la petit famille et je reprends mon petit bout de chemin vers Stavelot. (Prochaine étape: Andrimont).
M:7 / S:2 / F:3 ; La descente vers la bergerie est très caillouteuse. Mes pieds et jambes me font mal. J’évolue plutôt mal dans cette forte descente :-( Arrivé dans la descente de la route du château, mes bâtons me servent pour la première fois : une connasse (n’ayons pas peur des mots) me croise en voiture et décide de me raser … pas de chance pour elle, je tourne légèrement mon poignet et elle chope la pointe du bâton sur le flanc de sa poubelle … au vu du bruit, elle doit avoir eu un beau coup/griffe … elle aura gagné son dimanche matin !!!
M:6 / S:4 / F:4 ; Un peu énervé, je traverse Stavelot, mais le fait de croiser la camionnette des organisateurs qui m’encouragent me remonte le moral. Je suis prêt à remonter vers Ster.
M:6 / S:1 / F:1 ; C’est raide. Un peu sauvage par moment. Un pied devant l’autre, j’avance tranquillement … Mais tout à coup, on quitte l’ombre des arbre pour traverser un champs qui continue a bien monter. C’est beau avec ce soleil … mais c’est CHAUD !!! A ma montre, je note la vitesse instantanée de 2,5 km/h … et oui, je suis dans le dur !
M:3 / S:3 / F:3 ; Content de retrouver un peu d’ombre, je termine mon ascension dans les bois. Une fois en haut, de nouveau plus d’ombre « Qui a dit que dans les trail on courait à l’ombre … et non, il y a des chemins forestiers en plein cagnard :-(  »

CHAPITRE 7 : SUIVEZ MON EXEMPLE :roll:

Emmy
M:5 / S:5 / F:4 ; Toujours sur le même plateau, changement de décor, on est passé dans une sorte de mono trace slalomant entre les marécages, plantes sauvages, racines, flaques d’eau, pierres et parfois du sentier.
M:7 / S:5 / F:4 ; Alors que je rattrape un papa et son fiston à vélo (pauvre petit garçon, il souffre sur ce chemin), ils se rangent sur le coté pour laisser le boulet de canon passer « fallait pas, je ne doit pas avancer beaucoup plus vite que vous« . J’essaye de frimer un peu en passant une flaque de boue en mode borderline … et bardaf c’est l’embardée : glissade, le pied se retrouve dans la boue, chaussure coincée et moi qui m’étale comme une merde sur le coté… elle est belle l’impression donnée ! « Tu vois pourquoi il faut faire doucement » … au moins j’aurai servi d’exemple … à ne pas suivre :roll:
M:4 / S:4 / F:3 Honte:10 ; Je me relève, le pied un peu lourd et reprends mon avancée … le chemin est peu évidant et je me retrouve en hors piste à me battre entre les marécages et plantes sauvages… de toutes façon, j’ai déjà de la boue jusque bien au dessus de la cheville. Je retrouve un semblant de chemin, mais pas de marque du GR5 … le satellite sera-t-il enfin mon ami. Je profite pour m’asseoir en attendant un signal. Le père et son fils repasse. Ils ne connaissent pas le GR5, mais Moulin du Ruy, il faut descendre à gauche. Au moment où il me répond, je chope un satellite … il faut continuer tout droit. « Merci quand même  »
M:5 / S:3 / F:3 ; Et on est reparti ! Sentier plus ou moins roulant. Sportif plus ou moins debout. Un peu plus loin, on se met à descendre vers Ruy… Accélération dans la descente … 8.5km/h … je fais quand même pitié :-(

CHAPITRE 8 : JOGGING DE BÉRINZENNE

M:3 / S:3 / F:2 ; Je profite d’un ruisseau pour faire un peu baiser la température dans les chaussures et sur la tête et repars à l’assaut du Rosier. Alors que je débarque sur la route, je vois Cédric au loin. Cool, au moins je sais vers où me diriger. Il me propose du coca. Oh la belle proposition que voilà. Je vais faire ma pause ici, assis sur un banc. J’en profite pour échanger 2-3 mots avec Cédric.
Cherchez l'ombre !M:5 / S:3 / F:4 ; Après 5 minutes d’arrêt, je quitte mon supporter ravitailleur la tête basse. Tranquillement je gravis la cote qui mène sur les hauteurs de Bérizenne. Finalement, je n’ai pas eu trop dur et suis assez facilement (tout est relatif hein) en haut.
M:6 / S:7 / F:6 ; Il reste 5-6 km avant le ravitaillement de Spa. Je préviens donc Stef de ma future arrivée (une bonne heure ! ) L’odeur de Spa ? (un de mes graals : à partir de là plus rien ne peut m’arriver car je serais avec Stef), un simple sursaut d’énergie ? (dont l’origine est toujours, à ce jour, inconnue), en tout cas, ce n’est pas la clémence du temps (les passerelle du parc de Bérinzenne n’offre pas le moindre point d’ombre à moins de 500m de moi). En tout cas, voilà que je me suis mis à recourir. Pendant 4-5 km, je maintiens presque le 10km/h. Je m’impressionne même « Une machine ! « .
M:2 / S:2 / F:2 ; Après cette petite demi-heure d’euphorie, plus dure est la chute : Le terrain devient accidenté. Fini le petit train dans lequel je m’étais installé. C’est à ce moment que plus rien ! Difficile à expliquer, à quel point je suis cuit. Marcher m’est même terriblement dur.
M:2 / S:1 / F:1 ; Je croise 3 randonneuses un peu inquiètes en me voyant avancer. Je leur explique que je viens de Diekirch et étais parti pour 160km. J’en profite pour leur demander si Spa est loin « une demi-heure » « en marchant » qu’elles me répondent … « Je ne risque pas d’aller plus vite ;-)  » .
M:1 / S:1 / F:0 ; 2-3 fois, je manque tellement de lucidité que je n’arrive pas à voir par où je dois aller. Tourne en rond, fais qq pas dans un sens puis dans l’autre avant de voir une balise pourtant bien visible :roll:
M:0 / S:0 / F:0 ; Je n’y arrive plus. Pour la première fois de la course, alors que je suis à moins d’un kilomètre d’une pause bien méritée, je suis à bout et m’assied sur un rocher qui passait par là.
M:2 / S:0 / F:1 ; Après 2 minutes d’arrêt je repars. Un supporter est présent un peu plus loin « 300m qu’il me dit » … c’est gentil, mais quoi comme 300m ? Des vrais ou des ceux de supporter ? Je suis à deux doigts de commencer à le maudire que je vois la tonnelle du ravitaillement … « c’était des vrais ! Loué toi !  »

M:6 / S:3 / F:4 ; Les applaudissements accompagnent mes derniers pas ! Çà y est, je peux m’effondrer sur une chaise. Je ne suis vraiment pas beau à voir. Les gens présents ne se gênent pas à me le souligner … sympa ;-)
Qq SMS à Stef qui m’attend devant le casino, 2 potages (que je commence à avoir du mal à avaler), 2 cocas, 15’ d’arrêt et je repars avec 3 personnes qui sont arrivées un peu après moi (mais de nouveau sans mon ravitaillement personnel :! ).

CHAPITRE 9 : MARCHE ADEPS

Sortie de SpaM:6 / S:5 / F:5 ; Je cours à l’arrière du groupetto pendant la descente de la ville. Virage à gauche et là je croise une touriste en shirt qui me suis. Ça y est, je ne suis plus seul, elle va me porter jusque Banneux (elle a intérêt :mrgreen: ) , puis je n’aurais plus qu’à débouler jusque Soiron (bon soyons honnête, ce ne sera pas aussi facile, mais à ce moment, je ne le sais pas :roll: )
M:8 / S:7 / F:6 ; Je la préviens qu’elle va devoir être patiente, mais une nouvelle fois, l’effet post ravito fait est là. 5km qu’il dure. Ça je le sais, mais j’espère toujours qu’il durera plus longtemps. (ma stratégie : 5km d’euphorie, 4 km à mordre sur ma chique, ravito perso, 5km d’euphorie et 4km à la ramasse puis c’est Banneux).
M:7 / S:4 / F:4 ; Après 5km de bonne humeur et vannes en tout genre, ça y est, je redescends sur terre. Il va de nouveau falloir gérer et mordre sur sa chique.
M:6 / S:4 / F:4 ; La montée vers Winamplanche est … sauvage. Mais bon, à ce moment de la course, les montées se font tranquillement… c’est surtout les descentes qui sont fort problématique … et, justement, celle avant m’a bien fait mal (cuisses hyper raides, pieds chauffants, orteils ampoulants, dents serrants, …).
M:5 / S:2 / F:2 ; 8km depuis Spa, d’après ma stratégie, je devrais tenir encore 1km avant de m’arrêter 5 minutes. Mais honnêtement je n’en peu plus. Alors que mon accompagnatrice joue aux experts à Becco (saison 1 l’année prochaine) en essayant de suivre les traces d’un coureurs blessé, je m’effondre sous l’ombre d’un arbre. Et en profite pour faire mon ravitaillement personnel avec le gel que Stef m’a apporté (oui, elle a fini d’analyser les traces de sang rencontrées :roll )
M:5 / S:3 / F:3 ; J’en arrive à plus craindre les descentes (ce qui est d’habitude ma « force ») … ça tombe bien on descend sur La Reid par la route … c’est presque pire … car si techniquement c’est plus tôt tranquille, mes amis adducteurs me rappellent que eux aussi commencent à fatiguer et qu’ils n’aiment pas les descentes sur route.

CHAPITRE 10 : TRAVAIL D’ÉQUIPE

De l'eau !!!M:3 / S:3 / F:3 ; La Reid. 10km après le ravitaillement, il est temps que Stef coure un peu ;-) … bin oui, plus de trace des balisages … j’espère juste qu’il ne va pas falloir trop remonter … en attendant, je regarde la brave demoiselle courir d’une rue à l’autre à la recherche d’une ligne blanche et rouge ;-) Comme à chaque fois qu’il faut trouver un chemin, l’esprit féminin montre ses limites, je me décide de prendre les choses en main, remonter 50m et trouver le bon chemin 8-) (c’est à peu près comme çà que çà s’est passé :roll: )
Alors qu’on continue notre ballade au soleil (le bronzage aura été travaillé), des VTT nous rappellent à l’ordre pour prévenir que d’autres coureurs ont pris le petit chemin caché à gauche. « Merci car je n’ai plus tellement envie de faire des détours !  »
M:2 / S:1 / F:1 ; Un peu plus loin, je sollicite encore un nouvel arrêt… « Punaise, je n’avance vraiment plus !  » . 5’, le temps de manger une compote (qui faisait aussi partie du chargement de mon baudet) et de repartir dès que je commence à avoir froid (il fait presque 30° … on peut dire que c’est inquiétant).
M:5 / S:4 / F:3 ; Alors qu’on reprend calmement notre route vers Banneux, je note que Stef a transpiré (ceux qui la connaissent savent que c’est très rare) … et oui, elle a du mal à suivre mon tempo soutenu 8-)
bien installéM:7 / S:8 / F:4 ; Puis arrive un de ces moments qui viennent d’on ne sait où (peut-être le fait de remarquer que Stef est en « difficulté » ? ). Alors qu’on est en faux plat légèrement roulant (pas nécessairement le meilleur terrain pour le moment), Stef passe devant et voilà que j’arrive à la suivre (du moins, ses basket, car c’est la seule chose que je suis capable de voir à ce moment (que j’y pense, c’est quand même con :oops: )). Je pense qu’elle le remarque, car, à partir de ce moment, elle va garder scrupuleusement le rythme (presque 9km/h je crois) et me détaillant tous les obstacles qu’elle voit… Soyons honnête, je ne l’écoute pas :oops: … par contre, le fait qu’elle parle sans arrêt me donne un deuxième point d’accroche. Grâce à tout cela, je m’étonne à garder le rythme. Le binôme fonctionne super bien : 2 … 3… 4…finalement un peu plus de 5km à courir non stop (en faux plat montant et après plus de 140km je trouve cela vraiment pas mal) et on arrive au ravitaillement.
M:8 / S:8 / F:6 ; Ça fait longtemps que je ne suis plus arrivé avec autant le moral à un ravitaillement … et là c’est le Corsaire qui m’attend ;-) Je m’installe me ravitaille et discute. Après 15’, Fred me fout à la porte « il est peut-être temps que tu y aie ! » sans m’avoir prévenu 3 ou 4 fois que le final était costaud :?
M:3 / S:3 / F:2 ; Stef qui devait me quitter là décide de repartir quelque km avec moi dans l’espoir de pouvoir repartir comme les 5 derniers km. Mais cette fois, la machine ne veut plus démarrer. Les chemins de pierres et le redémarrage sont beaucoup trop dur et je n’arrive jamais à me remettre dans le rythme.
M:3 / S:3 / F:2 ; Après 3km, on décide d’arrêter les frais. Je vais rejoindre Soiron comme je peux et elle, elle va pouvoir reprendre une vie « normale ». Je ne sais pas comment la remercier pour ces km durant lesquels elle m’aura vraiment porté !!!

CHAPITRE 11 : DE NOUVEAU SEUL AU MONDE

A mon rythmeM:3 / S:3 / F:2 ; Me voilà seul à peiner dans une descente sur dur avec plein de pierres (tout ce qui me fait mal quoi). Il reste 10km. Ca va le faire … même en marchant si il le faut.
M:5 / S:3 / F:1 ; La descente devient TRÈS forte et je suis de plus en plus à la peine. Dans le fond, c’est Fraipont. J’arrive à plus ou moins relancer sur le chemin qui suit. Mais mes relances durent maximum 500m. Bin oui, les forces commencent à me manquer.
On remonte pour redescendre presqu’immédiatement et arriver à Nessonvaux. Je croise quelqu’un qui a l’air de savoir « Max 7km ! Une costaude et une autre belle puis c’est bon » .
M:5 / S:0 / F:0 ; Attention, je pense qu’un des moments où je vais faire le plus pitié arrive ! (j’espère même qu’il n’y a pas trop de monde qui a regardé en ma direction à ce moment :roll: ) : Il y a une dizaine de grosses marches à franchir avant de monter dans les bois. Une par une avec les des bâtons ! Puis en voilà une de 50cm … 4 ! ca va être les nombres de tentatives d’avant d’arriver à escalader cette « obstacle » couché en trait de m’accrocher où je peux :roll: « il est beau le sportif »
M:5 / S:1 / F:1 ; Une fois l’escalier derrière moi, alors que plus aucune partie de mon corps n’en veut, j’arrive à passer le mur assez facilement …
M:4 / S:1 / F:1 ; Par contre impossible de relancer en haut. Je profite donc une nouvelle fois de la vue et du soleil en marchant le long des champs. La descente suivante se fait au même rythme.
M:0 / S:0 / F:0 ; Alors que je suis à 5km de l’arrivée, je pense ne plus pouvoir y arriver. Même marcher me demande trop d’énergie ;-( Je m’assois sur un rocher et en profite pour appeler le beauf pour qu’il vienne me chercher « t’as le temps, je suis plutôt au ralenti » . Un SMS à Stef pour lui faire part de mon désarroi. J’en profite pour lire les derniers messages d’encouragements reçus. De nouveau, je suis frigorifié :cry: . Il est temps de me remettre en mouvement :-(

ÉPILOGUE

Sortie de Spa« Allez, à 4km/h de moyenne je rentre en moins de 30H ! » ce sera ma carotte !
M:5 / S:5 / F:5 ; Je commence par la soi-disant dernière bosse (mais je n’y crois pas trop) avec la ferme intention de rester à plus de 4km/h partout.
M:6 / S:6 / F:5 ; Une fois en haut, j’arrive à relancer « vas y, même 500m ce sera ca en avance de pris !  » pour traverser Olne en trottinant.
M:8 / S:7 / F:5 ; Puis on descend de plus belle (Soiron étant n’étant pas dans la vallée, maintenant j’en suis convaincu, il y aura encore une côte !). Il commence à faire sombre, mais je ne passe pas trop mal la descente (assez abrupte et technique).
M:8 / S:6 / F:4 ; Prêt pour la dernière bosse. Avec l’avance que j’ai pris sur mon objectif des dernier km, c’est le moral au zénith que j’entame l’ascension ! Tout à coup, je reconnais la fin des Lucioles … « TOUT BON !! »
M:7 / S:6 / F:4 ; Puis une dame et sa fille viennent en face « BRAVO ! En plus vous etes seul !! Ah non » A ce moment je me retourne 2 coureurs me suivent. C’est un peu bete comme réaction, mais j’ai fait presque tout tout seul, je veux arriver seul :oops:
M:99999 / S:99999 / F:99999 ; Je me mets à courir comme je ne pensais pas que c’était possible. En plus je tiendrai ce rythme plutôt fou jusqu’au terrain de foot ………….. pour recevoir mon ovation !!!!! 200m d’applaudissement ! Je n’ai plus mal, je vole, les bras en l’air, fier, triomphant !!!! « J’y suis !!!! »

L’arche d’arrivée et l’accolade de l’organisateur … ca c’est de la réception ! Je n’y crois que peu, je suis arrivé ! C’est assis à essayer de redescendre sur terre (en recevant de multiples félicitations) que 3-4minute plus tard je vois Phil arriver … merde, c’est lui que j’ai fuit :oops:
Une douche douloureuse puis une bonne Celeste avec Steve et Kim pour récupérer de ces émotions « Put..n que c’est bon ! »

Je ne saurai pas résumer tout le bien que je pense de ce week-end. J’ai souffert, mais j’ai surtout kiffé un max et vécu des trucs super … L’organisation presque parfaite (si j’avais eu mes ravitos personnels elle l’aurait été ;-) )je crois que le rendez-vous est pris pour l’année prochaine … il parait que les GOCC préparent un truc de fou ;-)  »

ANNEXE : STATS

Mon Classement en quelque chiffre :

stats GRC

Je me suis amusé à mettre des références sur mon état du moment, et ce pour chacune de mes petites note … ca vallait bien des graph … même si ils sont moyennement parlant :

graph2

graph

Et pour finir, Le classement officiel