Trail des Croix (35km – D+1000m)

Dimanche 28 Juillet 2013, 9h30. Sortie longue dominicale.
A 33 ans évite tout ce qui pique qu’il disait … et bien c’est raté, voulant faire un peu de hors-piste et traversée de rivière, je me retrouve à tenter de me frayer un passage dans une « jungle » composée de ronces, chardons, orties, arbustes et autres fleurs sauvages, le destin n’a pas tardé à frapper, 6 jours après ce petit hors-piste, je vais participer au trail des croix … je suis foutu …

Vendredi 2 août, alors que je me rends tranquillement à l’épicerie locale pour prendre du fromage pour ma pasta partie privée, une nouvelle alerte : la note s’élève à 6,66€ … quoi ? La bestiole va venir s’occuper de moi en personne ? Non, vous n’aurez pas ma peau !!
36- 666L’après-midi, la chaleur monte, le thermomètre explose, à tous les coups, c’est les armées du mal qui se mettent en place. Demain, ça va être très dur, mais tel sera mon combat. Heureusement les orages et averses de la nuit vont calmer les ardeurs du mal et c’est dans des conditions « plus clémentes » que je pourrais prendre part à mon chemin de croix (et oui, 26° plein soleil, c’est quand même presque 10 de moins que la veille).

Dimanche, 11h. Il est temps de me préparer. Avec des ravitaillements tous les 10km je choisi de voyager léger, une simple ceinture avec une gourde devrait faire l’affaire. Fidèle à mon habitude de petit stressé, j’arrive sur place 40 minutes en avance. Le temps de prendre calmement mon dossard et terminer de m’apprêter à la voiture. Une fois de retour au chapiteau, j’ai la surprise de tomber sur Cédric que je n’ai plus vu depuis de nombreuses années.

« J’y vais calmement car j’ai le trail de la Lesse dimanche prochain« . Mon c.l oui, je démarre directement au côté de Cédric … à un rythme assez soutenu. Le début de course est vraiment agréable, composé de majorité de monotrace assez roulante (tout en restant un peu technique). Vers le 6eme kilomètre, on passe sur un tronc d’arbre pour traverser une rivière 2 m plus bas. Mon sens de l’équilibre suffit (limite) à joindre l’autre coté du « ravin » et ainsi pouvoir admirer la première difficulté du jour. Ca grimpe sec. Force un peu sur les cuisses (nouvelle bonne idée du jour) et monte assez vite et décroche une première fois Cédric. Une fois en haut, je me rends compte qu’il y a …….. un deuxième pallier :-( allez on continue avec un semblant de sourire, petite pause photos (il y avait surement un meilleur endroit pour être à son avantage :roll: ). Une fois en haut, et bien ca redescend presque immédiatement, retour vers le point de départ pour un premier ravito à l’eau.

« Gère pour ne pas souffrir avant le dernier ravitaillement » . Alala, elles sont pleines de bons sens toutes ces pensées, ces idées, ces stratégies de course, ces projections dans le futur … mais il faudrait encore que l’idiot qui courre les écoute. Cédric m’ayant rattrapé à l’occasion du ravitaillement, on repart ensemble … et de nouveau à un rythme (trop) soutenu. Petit passage à travers tout surement pour éviter de rester le long de la route (ca tombe bien, il parait que je vais en bouffer par paquet de 10 la semaine prochaine), puis ca descend. Ca descend encore. Ca descend toujours. La mer est en vue, à moins que ce ne soit la Warche. Oui, c’est bien la Warche, on la loge un peu avant de reprendre un peu d’altitude. Je manque de louper un panneau et on repart dans des chemins en mono trace offrant pas mal de petites relances. Le parcours est vraiment agréable.. Arrive une cote qui commence dans la boue et qui continue sur les branches d’arbres coupés plus ou moins récemment (j’aime pas ces sols piègeux :evil: ). Dans la montée, je me fais dépasser par Steve qui lui, a bien loupé le panneau que j’ai eu du mal à voir et à fait un petit détour de 3 bornes. Une fois en haut, le deuxième ravitaillement. J’en profite pour boire 2 cocas et remplir la gourde.

« 27km d’échauffement suivit de 8km de course« . Si j’extrapole un peu le dicton marathonien, je devrais encore m’échauffer jusqu’au prochain ravitaillement… Moui, bin je suis déjà pas mal chaud en fait :roll: Un peu de « à travers tout » suivit d’une longue descente, et un nouveau mur se profile devant nous. En plein soleil. Là c’est sur, je suis chaud, cramé, voire même carbonisé. Une fois en haut, les premiers du 17 rejoignent les mêmes pistes que nous … mais à un autre rythme. Nouvelle bosse qu’ils passent tous en courant pendant que je marche péniblement en cherchant les coins d’ombre. Une fois en haut, c’est un long monotrace en faux plat montant. Heureusement personne ne me rattrape dans la partie étroite (en gros, en plein milieu de la flore locale). Puis nouvelle séparation 17/35. 4km hyper pénible sur un sol bourré de pièges, c’est avec qq torsions de cheville (accompagnées de douleur aux adducteurs qui essayent de redresser la machine) et l’envie en berne que je rejoins le dernier ravitaillement du jour (km 27) bien cuit.

« Y’en a plus tant« . 3H que je suis parti, il reste 8km. Je devrais arriver en moins de 4h (objectif si il avait fait moins chaud). La fin va être assez rapide : un single track sur flanc de colline, ensuite, un chemin assez large en plein soleil ( :-( ), une longue descente vers Francheville dans laquelle j’ai bien manqué me faire bien mal en trébuchant sur une pierre si je n’avais pas réussit à me rattraper… heureusement, même si ces grands pas de rattrapage ont endommagés mes ischios. Il reste 4km. Nouvelle belle bosse. L’énergie commence à manquer cruellement, mais l’odeur de l’écurie et le fait de dépasser des coureurs du 17 me mettent du baume au cœur. A 2km de l’arrivée je crois reconnaître le chemin par où on a démarré quelque heures plus tôt. Ca ne fait plus que descendre, j’emballe donc un peu le rythme. Un gros km plus loin je ne suis pas où je pensais et il nous faut encore monter dans un champ pour arriver au dessus de la salle … en haut l’ischios gauche me lance un peu. Il reste 200m de descente, ca devrait le faire assez facilement.

Arrivée en 3h45’44″. Parfait 8-) … si ce n’est que je n’étais pas censé me fatiguer à ce point… maintenant, il va falloir récupérer pour Dimanche prochain, car c’est encore un tout autre morceau qui m’attend :shock:

Je ne regrette vraiment pas d’être venu (peu être changerais-je d’avis dimanche), top jusqu’au deuxième ravito. Qq km fort pénible par la suite. Mais au final, une chouette course qui vaut la peine d’être courue.

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