Grand Trail des Lacs et Châteaux (84km – D+3000m)

Tout ça pour un tee-shirt …
… y a pas à dire, le trailer a le sens des valeurs !

dossardLe Grand Trail des lacs et Châteaux, ses 84km et 3000m de D+ annoncé, le tout sur les pistes d’entrainement de l’organisateur. Cette course est la 3eme étape de mon triptyque ultra un peu fou. Moi qui n’avait dans mon carnet de course qu’un trail moyenne distance et qu’un longue distance, je m’étais donné l’objectif de faire 2 ultras et la Bouillonnante en 2 mois et demie. Les 80 kms de l’eco trail de Paris et les 56 de la Bouillonnante étant déjà derrière moi(les CRs sont également disponible), il ne restait plus qu’à terminer le travail avec le gros morceau de ce trio de courses.
Place à ma mini histoire.
Vendredi soir, alors que je dis à mon épouse qu’elle pourra me voir vers 16 à sart Station ou vers 18h à Surister, elle me pose la simple question « C’est où précisément à Surister ?  » … Euh … pas con comme question, en fait je n’ai pas regardé et ne sais pas … Un tour sur le site et google maps pour bien localiser le lieu (c’est quand même plus facile quand on connaît le coin). J’en profite pour checker les timings : Départ à 5h15. A oui, petit calcul, ça fait quand même 3h30 debout çà. Bon bin on ne va pas aller dormir trop tard alors ;-) Contrairement à beaucoup de monde que j’entends à gauche ou à droite, je n’ai aucun soucis à trouver le sommeil (et le garder).
En route vers le départ
depart3h30, le réveil sonne. Une douche. Un gatosport. Je remplis ma poche d’eau, enfile ma tenue de trailer. Referme tous les sacs et c’est chargé comme un baudet que je me rends à la voiture … pour constater qu’il fait dégueu : brouillard, légère bruine, assez frais. Direction Surister. J’arrive à destination à pile 5h. Sachant de je dois encore prendre le dossard, faire popo et retourner à la voiture pour enfiler les chaussettes de compression et mes pompes, je n’ai pas tellement le temps de prendre mon temps. Je suis prêt à 5h15. Juste quand l’organisateur embarque les « fous furieux » direction le bus. Entrant dans les bus en 76eme position, je resterai debout pour le trajet. Un petit tour sur facebook pour annoncer fièrement que je suis dans un bus … quoi ? Jusque-là rien d’impressionnant ? Qq SMS à mon cousin qui prendra part au 30 km qq heures plus tard et on arrive à Eupen. Le chauffeur du bus et le type de l’organisation avec lui ne savent pas où nous déposer. 5 minutes de doute plus tard le bus s’arrête dans le parking qui fera office de départ. Un petit débriefing et le coup d’envoi est donné à 6h précise.
1ere étape, le barrage de la Gileppe
Avec ce temps de m…e, il fait sombre, on traverse un petit bois calmement avant d’arriver sur une route 2 km plus loin. Et là je vais découvrir mon malheur du début de course : il y à beaucoup de route et le parcours est très roulant ! Pas bon, surtout que j’ai la bonne idée de m’élancer avec une inflammation à la voute plantaire (oui, je sais c’est pas malin, mais je n’ai pas dit que je l’étais quand il s’agissait de sport :roll: ) J’évolue aux cotés de Seb dans un groupe d’une dizaine de personne. On loge le lac d’Eupen, puis traverse la ville où l’on croise une femme qui se demande d’où sort cette bande d’énergumènes. Après une heure de route en ma compagnie, Seb décide d’accélérer pour voir si son genou tient le coup. Je continue donc mon chemin tout seul comme je me l’étais imaginé lors de mes nombreuses mise en situation mentales (et oui, je devais me préparer psychologiquement à passer pas mal d’heure tout seul). Depuis qu’Eupen est derrière nous, le parcours est redevenu sympa (deuxième constatation du jour : quand on n’est pas sur la route, c’est vraiment le kif sur de super chemins). Après une vingtaine de bornes à 9km/h de moyenne, on arrive au lac de la Gileppe … même si je connais, ça me fait bizarre, le point de vue (malgré le temps) est magnifique. Le ravitaillement se fera un peu plus haut.
1er Ravitaillement
Km 20,5 – 2h20. Les sensations sont bonnes. Je m’arrête 2 minutes, le temps de manger qq TUC et un morceau de gaufre à la cannelle et boire un grand faire de coca puis je reprends la route.
2ème étape, ballade à travers les champs et les villages.
Je suis seul, à partir de maintenant, je dois être attentif au balisage. C’est le moment de sortir ma deuxième remarque négative du jour : le balisage est vraiment inconstant… autant il était plus que présent les 20 premiers km, il devient trop faible jusqu’au deuxième ravito, nous (oui je ne resterai pas seul longtemps) obligeant à plusieurs reprises à chercher après le marquage. Donc, j’étais seul, petite descente d’une route (de nouveau) pour rejoindre les bois. Je me guide un peu avec les traces de pas (il faut bien trouver un avantage aux conditions boueuses du jour) pour descendre à hauteur du lac et faire qq centaines de mètres le long de ce lac. Lors de la descente dans les bois, je me fais rejoindre par un parisien immigré à Bruxelles qui visite la Belgique grâce aux trails … il me fait noter que la vue doit être magnifique … quand il y a du soleil … On va faire un petit bout de chemin (et de recherche de celui-ci) ensemble. Traversée de Jalhay. Puis une fois traversé un champ non prévu au programme, on se retrouve sur un sentier étroit et casse gueule, faut pas se louper, sinon, c’est directement dans les barbelés … et cela ne me tente pas trop -> on fait gaffe. Arrive de nouveau un passage sous-bois où on a la déception de rattraper Seb qui boite fort bas, il va abandonner au prochain ravitaillement. Le pauvre amis dois se trainer qq km … et là, paf un peu de technicité … le pauvre. Traversée de Charneux, toutes ces routes commencent à avoir raison de mon genou (je ne parle même plus de mon pied :oops: ). On est même pas au 30eme qu’il me fait souffrir … ça va être long . Là mon collègue de route me dit qu’il se sent bien et va faire sa course. Il s’envole. On quitte la route pour qq champs et bois. Une montée assez raide et je rattrape le pote … pour un petit km car quand ça redevient roulant, il s’envole (cette fois pour de bon).
2eme ravitaillement.
Km 37 – 4h30. Je suis mal. Mon genou me lance depuis 20km C’est dur. Psychologiquement, on est à un moment très difficile de la course : si loin du départ et encore plus loin de l’arrivée … nulle part quoi :-( Je me dis qu’il n’y a qu’une solution : prendre sur soi, ralentir et souffrir en silence. Pendant que je remplis ma poche d’eau, Laurent (que j’avais brièvement croisé à la bouillonnante) arrive. Il ne va pas très bien non plus. Quand il repart, je me décide d’y aller aussi et d’essayer de le suivre un peu.
3eme étape : En route vers Franchimont
999093_10201351617061241_32509174_nOn quitte donc tranquillement le ravitaillement, la mise en route est difficile, on se met à trottiner. A notre rythme. Je grimace de plus en plus, le genou continue à lancer :cry: , mais je m’accroche. Après 5h10 de course ma montre indique 42km (41 réel, différence entre déplacement et distance total que je ne saisis pas encore trop bien). Je pense qu’on est à mi-course, çà n’a l’air de rien, mais à partir de maintenant, on peut décompter les kms :roll: On arrive sur les hauteurs de Polleur. Avec une magnifique vue sur l’autoroute et la vallée … mais qu’est ce qu’on est haut … va falloir redescendre…. Et sur du dur. Malheur, je vais encore morfler :cry: . Un vrai calvaire. Depuis le haut, on entend les klaxons d’un mariage (2 camions sont dans le cortège, ça fait un sacré bordel  :mrgreen: ), ça me change les idées pendant cette douloureuse descente. On aura même le droit de passer devant l’église en même temps que le cortège. Maintenant, ça remonte. C’est raide, un peu glissant, mais ça va, j’y vais à mon rythme, Laurent qq mètres devant moi. En haut petite pause Polleur(enlevage de pierres dans chaussures pour moi et petit flanc vanille-riz pour Laurent). Toujours à un petit trot, on reprend notre chemin. Descente le long de l’autoroute, puis passage en dessous de celle-ci. Le rythme plus calme et la présence de Laurent, font réduire les douleurs aux genoux qui n’apparaissent plus que de manière sporadique. La course redevient agréable.
3eme ravitaillement.
Km 48 – 6h15. Ravitaillement « sauvage » juste à côté du château de Franchimont. On a droit à de l’eau et des cacahuètes. Ça me suffit. Le gentil bénévole nous annonce le prochain ravitaillement (complet) dans 8km. Fatigué, mais moins attaqué qu’il y a 10km.

4eme étape : Spa
Après 4 minutes d’arrêt, on reprend notre petit bonhomme de chemin. 4 minutes de pause suffisent à ce que les jambes se raidissent. Le démarrage est dur. Des tout petits pas puis tout doucement, la foulée se refait normale (pour un gars qu’en a plein les jambes hein ). Descente du château, remontée puis redescende toujours sur le même flan de la colline (mais pourquoi être remonté ?) Puis un petit chemin tranquille le long du Wayai. Sur plat et roulant, on papote. Tous les 500m ma montre tremble et ce me donne le sourire. On pourrait presque dire que ça va … si je n’avais pas des débuts (début est un tout petit euphémisme) de cloche sur la plante du pied gauche (bin oui, tant qu’on y est). Un peu plus loin en rentre de nouveau dans les bois et le sol s’élève fortement. On continue en marchant, passe un croisement sans marquage -> tout droit. Puis un doute, plus du tout de balisage. Il y a bien des traces de pas -> on doit être sur le bon chemin -> on continue (1km bien raide sur chemin assez difficile quand même) avec cet énorme doute. Une mauvaise sensation. On n’est pas sur le bon chemin. Il fallait tourner à droite ? Tout en haut, on repère un groupe de 5 trailers (les propriétaires des traces suivies) assis. Pas bon signe. Ils sont au téléphone avec l’organisation qui leur dit qu’ils sont sur le bon chemin. La destination est Spa ? Spa est sur notre droite -> quitte à couper un peu on va rejoindre Spa. Sale coup au moral… et pourtant c’est lui qui doit nous porter jusque l’arrivée :-( . C’est plat mais on marche, la tête basse. Plus d’envie.500m plus loin on retombe sur du balisage. Il fallait bien tourner à droite 2km plus tôt. Finalement, ce n’est pas trop grave, on aura juste fait un petit détour d’un km avec une petite crainte. Le sourire revient, on aura une anecdote à raconter à nos petits-enfants. 2 chouettes descentes et une montée plus tard, on arrive à Spa.
4ème ravitaillement
Km 56 – 7h30. Epuisé, mais la vue de Spa me donne du baume au cœur. Du salé et du cola pour moi. Laurent rempli sa poche d’eau puis on repart « assez vite » à l’assaut des 30 derniers km.
5ème étape, Spa ville d’eau
SuristerTraversée du parc des 7 heures, histoire de relancer la machine. Un couple de petit vieux assis sur un banc nous regarde passer, on doit avoir une fameuse allure : habillé comme des sportifs, blanc comme des cachets d’aspirine, avançant à allure petit vieux via des pas d’éléphants … la g…..e des sportifs :roll: . Prochaine mission remonter jusqu’aux thermes … avec un crochet escalade : descente d’un rocher de schiste haut de 8m (sur les fesses) et puis remontée d’un talus pour revenir juste au-dessus du rocher … si j’avais su … Le parcours est agréable, on avance pas très vite, mais on avance. Arrivé devant la fraineuse, il faut traverser la grand route … nouveau grand moment de sport :lol: : un groupe de petit vieux qui tente de traverser en courant … mon dieu qu’on fait peine à voir. La traversée du parc (qui monte assez bien) se fait en marchant et parlant, si bien qu’on ne s’est pas rendu compte qu’on était passé en mode randonnée et que ça faisait 300m qu’on marchait tranquillement sur plat … Allez, faut remettre la machine en route. Ça tombe bien, on arrive au lac de Warfaaz, c’est plat, on peut trottiner un peu. Mais après 62km de course, c’est dur de trottiner. Je suis en mode zombie qui avance sans trop savoir pourquoi ni comment. 2km non-stop, pas mal :cool: . La prochaine station est Sart Station … beaucoup plus haut, donc, il faudra monter. On continue notre avancée à notre rythme sur un chemin plein de petites relances. Il doit être génial avec des jambes fraiches, mais ici, dès qu’il y a une bosse, c’est marche, même pour 5m, et qui dit marche dit relance de la machine… et même après 10 sec elle est dure à relancer. On arrive à Stockay et là, Laurent se souvient du chemin : une ligne droite interminable sur faux plat … il aura eu bonne mémoire sur ce coup … Nous voilà parti à affronter ce faux plat :? , au trot … seul je me serais arrêté de courir bien avant, mais ici, à deux, côte à côte à ne pas vouloir être le premier qui lâche, j’arrive à me dépasser et punaise, on aura bien travaillé (2km non-stop), mais lors de l’arrêt, nouveau coup au moral, ce faux plat est tuant :! Dire que si j’avais choisi la version Barjot je serais déjà arrivé … mais pour 18km de plus, j’avais droit au tee-shirt -> je n’ai pas hésité longtemps et me suis rué sur la version fous furieux. Nous voilà sous l’autoroute, les pieds dans l’eau, encore qq centaines de mètres et le dernier ravitaillement de la journée sera là !
5ème ravitaillement
72km – 10h10 – dur dur dur dur, mais debout et l’odeur de l’écurie commence à se faire sentir. En plus, d’après le profil de l’année dernière, le plus dur est derrière nous … on rajoute à ça que le bénévole nous annonce un parcours de toute beauté le long de la Hoegne. Il reste 12km, je préviens donc madame que je serais là dans 1h45 (mais oui mon petit :mrgreen: ).
La lente remontée vers Surister
945659_10201351636781734_553619949_n2km après le ravito, on arrive le long de l’eau. Un pont en bois se profile devant nous puis … « punaise, mais oui, on est le long de la Hoegne… on va morfler :shock: « , le programme des 6 prochains km : boue, pierres, racines et ponts … On s’accroche, le lent décompte jusque l’arrivée a commencé. Ça devient vraiment dur, dommage car le chemin est vraiment super, mais abimé par les 300 coureurs qui nous ont précédé … ils auraient quand même pu nous laisser un chemin praticable. 10 – 9 – 8 – 7. :idea: J’annonce : « à 5km de l’arrivée, arrêt pipi », faut se donner des échéances à « court » terme. 6-5-pipi-4.5. On quitte les bois et un peu plus loin un chemin assez roulant en faux plat descendant, on arrive en dessous d’un viaduc, 3 possibilité de chemin, mais aucun balisage … ni traces de passage … nouveau coup au moral :cry: :cry: :cry: , il faut remonter … mais de combien ? Ce sera 200m, on a loupé un fléchage, c’est ce qui arrive quand on court trop vite ;-) on reprend donc le parcours officiel puis tout à coup je reconnais le chemin : un sentier assez abrupte de schiste avec un filet d’eau au milieu, on est passé ici il y a 8h … ça monte fort, mais l’écurie commence vraiment à se faire sentir. SMS reçu. Madame s’impatiente … merde c’est vrai je lui avais dit 1h45 … « je serais la dans 20 min » … de nouveau assez optimiste le gars. J’essaye d’accélérer pour ne plus trop la faire attendre … 300m puis les jambes me disent un bon gros « merde » … bon bin ce sera peut-être 25 minutes :oops: .
On quitte les bois, il ne reste plus que la traversée de Surister. Au loin, madame Laurent nous mitraille puis fait les 700 derniers mètres avec nous … ça fait mal de voirdernierelignedroite qqun nous suivre tranquillement en jeans … Puis on passe à côté de ma voiture : On y est. Au loin j’entends les cris, les hurlements de mes 2 petits supporters déchainés (qui m’attendent depuis 2h). 12h d’effort, c’est à 4 que l’on passera sous l’arche d’arrivée. Waaaw tellement épuisé que j’en oublie mon trophée … heureusement un gentil bénévole s’empresse de venir m’apporter mon graal … en plus il est vraiment chouette !
L’après course
arriveeQuelques minutes pour redescendre sur terre, boire un dernier coca en savourant l’instant avec ma famille ainsi que Laurent et sa dame, puis, nouveau périple : aller chercher le sac à la voiture et prendre une douche … le trajet du jeune boiteux sera dur, mais la récompense de la douche pile à température en valait aussi la peine … on y resterait bien toute la soirée mais je suis attendu. 2 Leffe, une jup et une assiette de pates, il est temps d’aller coucher les petits (et le grand)
J+1 : En mode gueule de bois du mec qui est déshydraté.
J+2 : Quelques petites courbatures, finallement pas tant que ca, car je vais quand même tondre
J+3 . La cata, j’ai choppé la grippe … en plein mois de juin
Conclusion :
Commençons par ce qui m’a le moins le plus : les 20 premiers kms avec trop d’asphalte à mon gout ont ruiné mes genoux et réveillé mon inflammation de la voute plantaire et ont rendu ma mission très délicate … mais bon, je répète sans cesse « plus on morfle, meilleurs sont les souvenirs » … et bien là, j’en ai des super de souvenirs.
Le marquage entre La Gileppe et Surister … même si bizarrement ce n’est pas dans cette zone que je me suis retrouvé hors circuit :roll:   … mais à la décharge de l’organisation, ils en ont un paquet de km à baliser :shock:
Ensuite, tout le reste :
- Dès qu’on n’était plus sur les routes, le parcours était magique et varié à souhait, un régal
- Les ravitaillements forts présents et complets
- La sympathie et la disponibilité de toute l’équipe organisatrice
- Les nombreuses rencontres toutes plus agréables les unes que les autres.
Parlons-en de ces rencontres, moi qui me disais 80 participants sur 84km je vais passer pas mal de temps seul … et bien non, loin de là même. Si on compte les 2 premiers km avec Phil, les 8 suivants avec Seb, du 20 au 35eme avec Thibault et les 48 derniers km avec Laurent …. J’aurais passé 12 kilomètres « seul » … on aurait pu courir de nuit, je n’aurais pas eu le temps d’avoir peur :roll:
Pour conclure, j’ai passé une super journée sur une super course. Je compte bien revenir l’année prochaine … le dimanche ? Il parait qu’il est plus technique ;-)

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4 réflexions au sujet de « Grand Trail des Lacs et Châteaux (84km – D+3000m) »

  1. Très beau CR. J’ignorais que tu avais aussi un talent de narrateur ;-) A bientôt sur d’autres sentiers …

  2. Bravo pour cette performance, c’est le genre de trucs de fous que j’aimerais faire un jour… avec beaucoup d’entrainement et quelques années de plus :-)

    • Merci, et bien c’est le genre de truc de fou que je te souhaites de faire un jour … prends ton temps et ne grille pas les étapes ;-)

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